Déterminer le volume de vin à exporter commence par la compréhension de la demande sur les marchés ciblés. L’exportateur avisé ne se contente pas d’écouter les tendances globales, mais cherche à analyser la granularité des besoins pays par pays, ou même région par région. Les chiffres d’exportation mondiaux du vin parlent d’eux-mêmes : en 2023, la France a exporté près de 14,3 millions d’hectolitres de vin, pour une valeur de plus de 12,3 milliards d’euros (source : FranceAgriMer). Pourtant, la dynamique d’un pays n’est pas celle d’un autre, et la volatilité est nette : la Chine, par exemple, a enregistré un recul de plus de 30% de ses importations sur la période 2021-2023 (source : OIV), alors que les États-Unis maintiennent leur position de premier importateur mondial.
Pour comprendre la demande réelle :
- Analyse des statistiques d’importation : Recenser les volumes importés sur 3 à 5 ans via les bases ONU Comtrade, OIV, ou encore les douanes locales.
- Surveillance des stocks de distribution : Certains pays, comme les USA, publient les stocks disponibles chez les grossistes et distributeurs, utile pour anticiper les nouveaux besoins.
- Tendances de consommation : Évolution du goût (rouge/blanc), du conditionnement (Bag-in-Box, canettes, bouteilles premium), catégories de prix, saisons et moments de consommation.
- Politique tarifaire et accords commerciaux : Des accords comme l’AVFTA (Vietnam–UE) ou le CETA (Canada–UE) influencent fortement la demande en réduisant les barrières tarifaires.
L’enjeu : identifier un marché dynamique, non saturé sur la catégorie de vin ciblée. Il convient d’intégrer à cette cartographie une analyse des signaux faibles (progression de l’offre locale, apparition de nouveaux modes de distribution, e-commerce, etc.).