1. Privilégier l’approche “Test and Learn” (tester avant de s’engager)
Plutôt que d’engager des fonds importants dans la constitution d’une filiale ou la création d’un stock local important, privilégier :
- Des envois ponctuels via des importateurs multi-produits ou des plateformes spécialisées (comme Go4WorldBusiness, Alibaba pour la prospection, ou Vinexpo Explorer pour des tests ciblés).
- La participation à des salons locaux ciblés (ex : ProWine Shanghai pour la Chine, Vinexpo New Delhi pour l’Inde) afin de recueillir rapidement du feedback commercial sans investissement structurel lourd.
- L’étude des volumes importés par catégorie (vin tranquille, effervescent, premium, etc.) auprès des douanes locales, pour positionner ses essais aux segments porteurs (source : OIV, rapports annuels par pays).
2. Miser sur des partenaires locaux plutôt que sur des filiales propres
Les importateurs/distributeurs locaux sont souvent essentiels pour défricher le terrain, comprendre les codes culturels et faciliter la logistique.
- Modèle d’agent ou distributeur exclusif : structure fréquemment utilisée en Corée du Sud, au Vietnam ou au Brésil.
- Accords de consignation : tolérés dans certains pays et permettant de limiter l’engagement financier (ex : certains marchés d’Asie du Sud-Est).
- Partenariats avec des sociétés locales de e-commerce : Le digital permet sur certains marchés de toucher rapidement la classe moyenne urbaine sans lourds investissements logistiques (ex : Tmall en Chine, Jumia en Afrique).
À noter : le bon choix des partenaires est décisif. Selon un rapport de Business France (2022), 40 % des échecs d’exportation sur les marchés asiatiques sont liés à un mauvais fit avec le distributeur local.