Les responsabilités du chargé de développement export dans le secteur viticole sont multiples : l’export n’est jamais un « bonus » mais l’un des nerfs de la guerre.
Anticiper des cycles de marchés volatiles
La filière doit souvent faire face à des retournements soudains : arrêt brutal des marchés chinois en 2023 (sanctions douanières), flambée du coût du fret maritime, volatilité des devises... Le chargé d’export doit savoir diversifier les débouchés géographiques et anticiper les nouvelles tendances de consommation (demande de vins sans alcool, vins rosés, bouteilles écoresponsables…).
Négocier avec des interlocuteurs exigeants
Contrairement à beaucoup d’autres secteurs, dans le vin, le contact direct et la dimension humaine restent très prégnants. La qualité de la relation bâtie avec les importateurs, sommeliers, agents et prescripteurs fait souvent la différence sur le long terme, bien plus qu’une simple guerre des prix.
Garantir la conformité réglementaire et la traçabilité
D’un pays à l’autre, les formalités évoluent : étiquetage spécifique (Chine, Canada), enregistrements produits (Brésil, USA), respect de quotas (Corée), règles sur les allergènes (Australie)... Un oubli documentaire peut conduire à des blocages de lots coûteux. L’internationalisation impose donc une veille constante et une rigueur absolue dans la documentation.
Positionner l’offre et la marque sur des marchés très segmentés
Les goûts et attentes des consommateurs diffèrent radicalement : recherche du prestige pour les grands crus à Hong Kong, accessibilité et naturalité pour les CSP+ nordiques, importance du prix d’appel sur l’Asie du Sud-Est. Le chargé d’export sert de relais « terrain », nourrissant le marketing produit avec des retours précis sur le positionnement à ajuster.