La décision d’implanter une filiale export ouvre rarement la voie royale à une croissance linéaire : elle engage lourdement les ressources humaines, financières et stratégiques d’une entreprise. Or, le secteur vitivinicole se heurte à une multiplicité d’enjeux – régulation, fiscalité, concurrence, tendances de consommation, barrières logistiques – qui, souvent, s’entrecroisent et doivent être évalués pays par pays.
En tant qu’acteur du vin, sélectionner son territoire d’implantation ne revient pas à tirer à pile ou face entre grandes places mondiales (États-Unis, Chine, Royaume-Uni…) ou marchés de niche. L’enjeu est de faire coïncider modèle économique, réalités réglementaires, opportunités de marché et stratégie « maison ». Cette démarche mobilise un mix d’analyses quantitatives et qualitatives, à la croisée des disciplines du commerce international.